Cela fait quelques années que le pays a adopté une politique volontariste. Maintenant, il occupe la seconde place en matière de ‘out-sourcing technologique’.

Malgré les risques de typhons, de séismes et autres catastrophes naturelles, les multinationales n’hésitent pas à investir aux Philippines. Désormais, on ne connaît plus ce pays pour ses centres d’appels, mais pour plusieurs autres activités. Un des responsables de TrendMicro s’est notamment félicité du fait que les Philippines peuvent désormais rivaliser avec l’Inde en matière d’out-sourcing technologique, car plusieurs métiers sont exploités dans ce pays : marketing, métiers du Web, jeux vidéo…

Le gros avantage de ce pays c’est sa main-d’œuvre très bon marché par rapport à celle des États-Unis : un débutant qualifié gagne en moyenne 500 USD. Les universités du pays sortent chaque année environ 300 000 ingénieurs en informatique, en télécommunication et en logiciel. C’est notamment le fruit de la politique volontariste entamée il y a 15 ans de cela. La plupart des Philippins parlent anglais. Cela a permis au pays de devenir la seconde destination en termes d’out-sourcing technologique (après l’Inde). Et il faut savoir que ce secteur a accusé une forte croissance (+6% en 2014 et +7% en 2013).

 

Des investisseurs de partout

Mais l’objectif du pays est dorénavant de favoriser un écosystème complet dont le travail ne se focaliserait uniquement plus sur Facebook ou Google (des entreprises qui disposent de nombreux bureaux dans le pays). Aussi, les Philippines doivent encourager les projets issus directement des entreprises locales. En début d’année, Seedstars World a gratifié l’application Salarium, destinée à gérer les fiches de paie. Mais à noter qu’il s’agit d’une application mise au point par un Israélien sis dans la capitale. Rocket internet a énormément investi dans différents start-ups dans le pays. Plusieurs investisseurs de Malaisie, de Singapour et d’autres pays viennent aussi aux Philippines pour fonder de nouvelles entreprises.