Le vingt-et-unième siècle a ceci de particulier que nous avons tous plus ou moins l’envie de nous recentrer nous nous-mêmes. Les années globalisation ne font pas partie du passé, mais c’est comme si nous en étions arrivés à un point où nous pouvons prendre du recul sur ce phénomène qui nous touche tous, de près ou de loin, mais vraiment tous, de façon à le voir différemment et à agir en conséquence. L’un des éléments de cette remise en question est l’envie de consommer des produits et des services made in France.

Fabriquer et consommer français

Loin de l’image d’un certain ministre en marinière, en photo à la une des journaux, nous nous sentons tous concernés intimement. En effet nous avons pris conscience avec le temps que le prix n’était pas le seul critère important dans nos achats. Certes nous n’avons pas forcément gagné en pouvoir d’achat, malgré les promesses et engagements des uns et des autres, mais nous sommes désormais persuadés qu’il vaut mieux acheter un produit fabriqué par une entreprise française, de façon à recréer cette dynamique locale qui nous fait défaut quand on ne parle plus que d’import et export, de délocalisations, et de made in ailleurs.

La dynamique made in France

Désormais c’est acté : nous faisons confiance à ces nouvelles marques françaises de textile, de produits agro-alimentaires ou encore de produits technologiques. Nous avons enfin repris confiance dans notre capacité à être moderne, à influencer les autres, voire à nous en inspirer sans honte, de façon non seulement à mettre en œuvre une nouvelle source de profits pour nos sociétés, mais aussi et surtout à endiguer le chômage et les crises qui l’accompagnent. Cela fait du bien aussi de savoir que nous pouvons penser français sans verser dans le nationalisme politique ou dans la mièvrerie de la fraternité fantasmée.