Peu connu dans le monde de la culture, Xavier Bertrand se met actuellement à la défendre. Il a annoncé que le budget dédié à la culture passerait de 70 à 110 millions d’euros. Il invite chaque acteur culturel à le soutenir dans la politique culturelle des régions.

Le président de région a tenu une conférence le 4 mai dernier au théâtre d’Arras. Dans son discours, il invite les acteurs culturels à ‘être libres, créatifs, voire même impertinents’. Il sollicite aussi leur appui pour la construction d’une politique culturel durant des séminaires et des ateliers. Il promet également d’accroitre le budget destiné à la culture, entre 70 et 110 millions d’euros. Mais cette augmentation ne devrait se faire qu’en 2017.

L’ancienne vice-présidente PS en faveur de sa politique

Xavier Bertrand a fortement insisté sur le fait qu’il mise son espoir dans la culture afin de baisser la colère et la misère. Mais plus encore, il y aperçoit un intérêt touristique et économique en affirmant que culture implique ‘ouverture’, ‘échange’ et ‘rassemblement’. Même Catherine Génisson, ancienne vice-présidente PS, est favorable à la politique de cet individu qui l’a renvoyé.

D’après le président de région, il ne s’agit pas de réorienter systématiquement les subventions. Il affirme cultiver ce qui peut devenir un marqueur de droite tel le mécénat ou encore les ‘makers économiques’. Lors de son élocution, il ne fait aucun classique de droite concernant la défense de la culture populaire face à la culture élitiste.

Qu’en est-il des économies ?

Soutenir la culture est une chose, mais comment arrivera-t-il à réaliser sa promesse d’économiser 300 millions d’euros jusqu’à l’achèvement de son mandat ? Il souligne clairement que cela ne se fera pas via la culture. Les observateurs estiment que des changements vont donc être apportés dans les périmètres budgétaires. À titre d’exemple, il pourrait transférer vers le budget culture quelques actions à vocation culturelle. Ainsi, le budget culture augmenterait via les dépenses déjà existantes.

Selon le président de région, tout est transparent. Il souligne qu’il ne s’agit que de 40 millions d’euros sur un budget conséquent de 3 milliards d’euros.